Les temps sont durs pour les coeurs purs

L’empire du pire écrase la neige vierge des cœurs sensibles

Et laisse dans son sillage une empreinte noire plus que douteuse

Dis-moi combien tu gagnes l’ami et je te dirai ce que tu vaux

Et aussi le chant de lombric de ton compte en banque

L’époque engouffre à satiété les serments d’hypocrite

Alors vital pour mézigue via l’encre sympathique de mettre à la voile

Une blanche fumée voluptueuse danse au-dessus de ma tête

Et douce volute me sert d’auréole de pureté loin du bordel ambiant

Et aussi d’échappatoire pour ne pas sombrer totalement

Tant et tant de sangsues goulues me pompent la sève

A l’instar d’icelui un produit du siècle formaté grave

Le visage bien plus lisse qu’une feuille de papier bible

Le sourire carnassier et de l’insipide sous la langue

Qui quand il franchit le seuil de ce qui me sert de chez-moi

Ne sait surtout pas ô le scélérat qu’il se comporte

Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine

Trop perché sur la plus haute cime de son ego boursouflé

Ou à l’instar de cet autre quidam nuisible diurne

Egaré qui a perdu la boussole car il a vendu son âme

Qui croit dur comme fer que l’argent est la grande solution

Et qui du coup s’enfonce dans les sables mouvants du matérialisme

Avec putain de bagnole aux chromes rutilants pour se la péter

Avec une go synthétoc refaite du cheveu au bouton d’or pour la frime

Avec le fatal oubli du concert des caresses avec nuage de tendresse ajouté

Ou de cet autre encore qui depuis qu’il est sorti subito du fœtus

A oublié le mantra qui permet d’accéder à l’étage supérieur

Et qui vit au rabais car il a une peur bleue de son ombre

Alors tu parles des ouistitis de cet acabit rien à carrer

Il fait soleil noir sur ma pomme et j’ai plus envie de m’avilir

L’oxygène est toujours gratos mais pour combien de temps encore

Et sur mes papiers en caractères gras c’est marqué refus d’obtempérer

C’est l’omerta les gens et c’est pourrave et c’est matos obligado

Les temps sont durs pour les cœurs purs et le désespoir fait le mur

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