Orange amère

Une vie ordinaire d'abord. Celle d'Ismael, le narrateur. Un enseignant à la retraite. Un gentil voyeur qui cueille ses oranges pour le plaisir de voir sa voisine bronzer toute nue. Un vieillard qui est aussi en train de perdre sa mémoire.
Et puis cela tourne au vinaigre. Une violence irrationnelle et arbitraire frappe le village d'Ismaël. Sa belle cité colombienne est lentement dévastée par une armée non identifiée. Alors que les combats s'intensifient, alors que ses voisins décident de s'enfuir et de rejoindre les paysans déplacés de la Colombie, Ismael choisit de rester, d'attendre. Et se désagrège aussi sûrement que sa ville, devenue fantôme.
D'une puissance rare, portée par une écriture violente, heurtée, Les Armées est le premier roman traduit en français d'Evelio Rosero, écrivain et journaliste, auteur majeur des lettres colombiennes. L'un des chocs de la rentrée littéraire, à n'en point douter.

Evelio Rosero, Les Armées (Métailié, traduit de l'Espagnol par François Gaudry)

3 commentaires:

Conseil Santé a dit…

Je confirme pour l'écriture violente, très brute !

David de conseil santé

Bartleby (ffc) a dit…

Moi qui ai un faible pour la littérature colombienne, je vais me précipiter !

lazare a dit…

Ben tu vois, j'attendais que quelqu'un en parle, une personne de confiance au goût sûr... c'est fait! & merci donc l'ami