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Le songe d'une nuit d'hiver

(Un hommage caché mais néanmoins sensible au grand Chèque Expire.)

(Musique conseillée, après lecture miam-miam de cette petite salive d’étoile littéraire, Plastikman, l’album Musik, un pot de miel sonore, pour poursuivre, dans de bonnes vibrations, le voyage par-delà les nuages.)

Par-delà son corps spirituel et son âme sensuelle…la belle de nuit craque une allumette et achève la symphonie…la belle de nuit vend à la criée, la rosée matinale…rosée matinale cueillie après une nuit de douceur pas racontable, car mise en musique par la caresse experte…une nuit avec dans les voiles, le sirocco du désir…la belle possède l’art de l’abandon poétique…de ses reliefs, de ses dunes, de ses vallons, de cette écume, sous les flux et reflux des ondes magnétiques, le chercheur d’or s’illumine, tamisant comme un fou…le dessin de la bouche est l’œuvre d’un peintre inspiré, voire enivré…les iris sont les fascinantes facettes d’un diamant rare qui se joue, plutôt espiègle, de la lumière, diamant qui en a égaré plus d’un…le grain de peau, c’est de la soie, point barre…la silhouette est une ombre bien balancée, projetée sur le mur du désir ébranlé qui, illico, se lézarde…sa voix, c’est l’appel des séraphins poupins joueurs enjôleurs de luth érotique…du désir au plaisir, il y a souvent une mer de phantasmes à traverser… horizon lointain, la belle de nuit joue sa tendre musique de chambre…allegro crescendo…le sésame ouvre-toi des coeurs, le fameux « je t’aime », s’est mis son trente et un…et si par une nuit d’hiver, froide comme l’éther, il était l’heure de faire un bonhomme de neige avec « ce je t’aime »…en dépit de la fonte annoncée…pas grave, le mieux c’est encore de se rouler dans la neige et de pas avoir peur de la carotte…le secret espoir, la seule issue…l’amour, ce miroir à deux faces, dans lequel il fait bon se zyeuter…en dépit de la trop brève histoire du temps, de ce temps qui te file entre les doigts, insaisissable, présent, passé et futur, la trilogie de l’absurde…la vie ne dure qu’un instant…la belle de nuit, l’instant, elle lui donne des ailes...présence serpentine se moquant des foutus kilomètres…la voix filtre à travers le portable… « Allô, tu es là, viens, viens, viens », un chant de sirène auquel il vaut mieux succomber…sinon, la struggle for life, ça sert à rien…belle de nuit, câline morphine qui irrigue tout le système nerveux…sous le charme, électrisé, l’ours blanc a la banquise qui fond sous ses pas...remember…un soir de fête de la musique…dans une douceur relative…regard désenchanté qui balaye le décor…et hop, le voilà qui se fixe sur une perle de la plus belle eau…œillade câline, un peu dragueuse, étonnant, c’est pas le genre de la maison, lancée en direction du rêve éveillé… guitare acoustique, elle tient, avec un air effronté…il y a, un je ne sais quoi de Mona Lisa dans ce visage à la géométrie égyptienne…la Joconde, là et l’air ailleurs, à quoi peu-elle bien songer ? Spectacle troublant, fixé maladroit et fiévreux, via le numérique, par un minikeum bluffé…c’est une squaw ou une cow girl, ça dépend de l’angle de prise de vue, elle a du chic dans son chien…et de ça, tôt ou tard, l’amoureux transi, en fera les frais…

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Message de Éric Poindron

au sujet de :

L’ETRANGE QUESTIONNAIRE

Chers ami(e)s, lecteurs, écrivains ou non, cher tous…

Voilà un petit questionnaire que je me suis amusé à imaginer. Il ne s’agit pas d’un test psychologique ni d’une grille de recrutement savamment imaginée par des cerveaux tortueux ou torturés. Ce sont seulement des questions ouvertes destinées à nourrir un peu de romanesque. C’est une espèce de “cadavre exquis” qui peut mener quelque part…

Les réponses reçus ont été souvent surprenantes et formidables, étranges et bien plus…

Il est toujours curieux de rencontrer l’autre, surtout lorsqu’il répond comme vous ou possède une bibliothèque presque identique…

Le principe est assez simple : il suffit de répondre à chaque question en une minute au maximum. Soixante questions, donc une heure.

Toutefois ne regardez pas votre montre à chaque question : laissez l’écriture définir le temps.

N.B. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi vous présenter - sous la forme de votre choix - en quelques lignes. N’hésitez pas non plus à mettre votre adresse ou vos blogs et sites afin de tisser d’autres toiles…

Enfin, vous pouvez aussi envoyer l’étrange questionnaire à vos amis, ils sont les bienvenus.

Pour en savoir plus, découvrez “L’Étrange Questionnaire” sur Le Cabinet de Curioistés d’Éric Poindron :

http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites/

Du rythme, de la légéreté et de la gourmandise. C'est comme pour le pot de miel, on en reprendrait bien une cuillerée :-)
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