"La collecte des monstres" : peut-être que cette expression vous parle. Dans certaines régions (pas la mienne en tout cas), cela signifie tout bêtement "ramassage des encombrants". Poétique, n'est-ce pas? Oui, je sais, vous vous dîtes à ce moment précis " ça ferait un excellent titre ". De roman, de recueil de nouvelles... Je suis tout à fait d'accord avec vous. Sauf que c'est déjà pris.
Et pas par n'importe qui.
J'ai découvert Emmanuelle Urien grâce
à son site Internet. Curieux cheminement, je le reconnais volontiers. D'habitude on commence par l'auteur, et ensuite on passe au site. J'ai remonté le courant, donc. Grâce au Festival de la e-création, en plus. L'adresse du site était perdue au milieu d'une foule blogs sans intérêt. Intrigué par ce mystérieux " Auteur en construction ", j'ai cliqué... Je ne l'ai pas regretté.
Sens de l'observation, justesse du ton, humour noir décapant... Emmanuelle Urien a un talent incroyable. Ses histoires filent souvent le bourdon, mais elles visent toujours juste. Ce n'est pas par hasard si Mlle Urien collectionne les prix littéraires - catégorie textes courts, comme d'autres les boîtes de camembert ou les pin's parlants. Dernier recueil en date donc, cette Collecte des monstres. Des petites annonces amoureuses et mensongères, un téléthon local qui tourne au vinaigre, une prostituée vacataire à qui le froid fait faire n'importe quoi, un petit fonctionnaire qui convertit des kilos en grammes sans se douter de ce qu'il manipule... Aucune faute. Brillant de bout en bout. Ce recueil de nouvelles a donc trouvé une place de choix dans ma bibliothèque : entre Christine Avel et Franz Bartelt. Pas loin de Dave Eggers ou de Brady Udall. A quelques centimètres de Carver. Tout en haut.
Emmanuelle Urien, La collecte des monstres (Gallimard)
Et pas par n'importe qui.
J'ai découvert Emmanuelle Urien grâce
à son site Internet. Curieux cheminement, je le reconnais volontiers. D'habitude on commence par l'auteur, et ensuite on passe au site. J'ai remonté le courant, donc. Grâce au Festival de la e-création, en plus. L'adresse du site était perdue au milieu d'une foule blogs sans intérêt. Intrigué par ce mystérieux " Auteur en construction ", j'ai cliqué... Je ne l'ai pas regretté.Sens de l'observation, justesse du ton, humour noir décapant... Emmanuelle Urien a un talent incroyable. Ses histoires filent souvent le bourdon, mais elles visent toujours juste. Ce n'est pas par hasard si Mlle Urien collectionne les prix littéraires - catégorie textes courts, comme d'autres les boîtes de camembert ou les pin's parlants. Dernier recueil en date donc, cette Collecte des monstres. Des petites annonces amoureuses et mensongères, un téléthon local qui tourne au vinaigre, une prostituée vacataire à qui le froid fait faire n'importe quoi, un petit fonctionnaire qui convertit des kilos en grammes sans se douter de ce qu'il manipule... Aucune faute. Brillant de bout en bout. Ce recueil de nouvelles a donc trouvé une place de choix dans ma bibliothèque : entre Christine Avel et Franz Bartelt. Pas loin de Dave Eggers ou de Brady Udall. A quelques centimètres de Carver. Tout en haut.
Emmanuelle Urien, La collecte des monstres (Gallimard)
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